Berlioz : L’Enfance du Christ opus 25.
La Modalité comme instrument de la signification parmi d’autres, au service de l’expression.
Question d'Agrégation externe de Musique 2001
Par Mireille Vial Henninger, maître de conférences à l’IUFM Nord Pas-de-Calais.

Publié dans la revue de l'Analyse Musicale n°37, 2000
83 bd de Sébastopol 75002 Paris

La seconde moitié du XIXème voit naître et se développer un nouvel intérêt pour la modalité qui apparaît chez les compositeurs français comme l’une des multiples formes de réponse idiomatique au chromatisme en voie de généralisation. Berlioz est l’un des tout premiers, déjà et surtout dans le Requiem voire La Fantastique, à illustrer cette tendance nouvelle. Avec des raisons  autres, il la pratiquera également dans sa petite Trilogie sacrée de 1854, intitulée L’Enfance du Christ. La présente publication est une investigation méthodique des différentes formes revêtues par cette pratique à l’intérieur de l’œuvre, approchée systématiquement et dans ses caractéristiques plus générales. Les procédés utilisés par Berlioz pour faire religieux, archaïsant, et populaire, au rang desquels le recours à la modalité figure en bonne place sont appréhendés au fil de l’œuvre et dans leur singularité afin de montrer comment ils contribuent  ensemble à la teinture générale et à l’originalité de cet opus.

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